Historique du processus de production des pilules

Le processus de fabrication des comprimés a évolué, passant du manuel à l’automatisation, au fil de près de deux cents ans, mettant au cœur de cette évolution la précision, l’efficacité et la stabilité. Avant les années 1840, les médicaments se présentaient principalement sous forme de pilules ou de poudres. En 1843, le Britannique Brockden mit au point la méthode de moulage, consistant à presser la poudre médicamenteuse dans des moules pour former des comprimés, posant ainsi les bases des comprimés modernes. En 1872, la première presse à comprimés fut introduite, permettant la compression mécanique et améliorant considérablement l’efficacité ainsi que la précision de la dose. Au début du XXe siècle, la granulation par voie humide se généralisa, autorisant la granulation avant la compression des comprimés, ce qui résolut les problèmes de mauvaise fluidité des poudres et de stratification. Après les années 1950, les technologies de granulation par voie sèche et de compression directe mûrirent, s’adaptant aux médicaments thermosensibles et instables à l’humidité. Dans les années 1960, l’enrobage sucré fut promu afin de protéger le médicament et d’en masquer l’amertume; à partir des années 1980, l’enrobage filmique remplaça l’enrobage sucré, étant plus fin, plus stable, résistant à l’humidité et doté de propriétés antioxydantes. Ces dernières décennies, la granulation en lit fluidisé, la compression à grande vitesse des comprimés et les lignes de production interconnectées se sont largement répandues, permettant une automatisation complète de l’ensemble du processus et une production propre. De nouvelles technologies, telles que les comprimés à libération prolongée, les comprimés orodispersibles et les comprimés multicouches, ont vu le jour, se combinant avec la nanotechnologie pour améliorer la dissolution et la biodisponibilité. Aujourd’hui, la production de comprimés a mis en place un procédé standardisé comprenant la pulvérisation, la granulation, le séchage, la compression, l’enrobage et l’emballage, conforme strictement aux BPF, ce qui en fait la forme galénique orale la plus utilisée au monde.

Feb 26,2026

Le processus de fabrication des comprimés a évolué, passant du manuel à l’automatisation, au fil de près de deux cents ans, mettant au cœur de cette évolution la précision, l’efficacité et la stabilité. Avant les années 1840, les médicaments se présentaient principalement sous forme de pilules ou de poudres. En 1843, le Britannique Brockden mit au point la méthode de moulage, consistant à presser la poudre médicamenteuse dans des moules pour obtenir des comprimés, posant ainsi les bases des comprimés modernes. En 1872, la première presse à comprimés fut introduite, permettant la compression mécanique et améliorant considérablement l’efficacité ainsi que la précision de la posologie.

Au début du XXe siècle, la granulation par voie humide s’est largement répandue, permettant de réaliser la granulation avant la compression des comprimés, ce qui a résolu les problèmes de mauvais écoulement des poudres et de stratification. Après les années 1950, les technologies de granulation à sec et de compression directe se sont perfectionnées, devenant adaptées aux médicaments sensibles à la chaleur et instables à l’humidité. Dans les années 1960, l’enrobage sucré a été promu pour protéger le médicament et masquer son amertume ; à partir des années 1980, l’enrobage filmique a remplacé l’enrobage sucré, étant plus fin, plus stable, résistant à l’humidité et doté de propriétés antioxydantes.

Au cours des dernières décennies, la granulation en lit fluidisé, la compression de comprimés à grande vitesse et les lignes de production interconnectées se sont largement répandues, permettant d’atteindre une automatisation complète de l’ensemble du processus ainsi qu’une production propre. De nouvelles technologies, telles que les comprimés à libération prolongée, les comprimés orodispersibles et les comprimés multicouches, ont vu le jour et se combinent avec la nanotechnologie pour améliorer la dissolution et la biodisponibilité.

Aujourd’hui, la fabrication de comprimés a mis en place un procédé standardisé comprenant la pulvérisation, la granulation, le séchage, le compression en comprimés, l’enrobage et l’emballage, conformément aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), ce qui en fait la forme galénique orale la plus largement utilisée dans le monde.